ELOGE
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En partant de Borja , il descenditle fleuve dans un espace de quatreou cinq cents lieues, à travers desforêts impraticables où l’on a peine àapercevoir la terre cachée sous unamas immense de plantes et de débrisde végétaux qui la couvrent. On nepourrait trouver une pierre dans toutcet espace. Depuis la formation de cecontinent , la nature abandonnée àelle-même y a préparé une coucheépaisse de terre végétale , trésorqu’elle destine à l’homme , lorsquebien convaincu enfin que l’or de l’A-mérique n’a pas rendu l’Europe plusheureuse, il n’ira plusy chercher quele repos, le bonheur, un beau ciel etune terre fertile.
Quelques peuplades sauvages er-rent sur les bords du fleuve ; maisdepuis que les Européens y ont paru,les indigènes se sont enfoncés dans lesterres. Ces hommes ont peu d’idées >parce qrj’ils ont peu de besoins ; leurslangues sont pauvres; les objets de