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Tome I.
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2ÇO ÉLOGE

cires , et dont le courage avait besoind’un appui, qu’il écrivit ses mémoiressur l’inoculation. Il les écrivit avecagrément, pour qu’ils fussent lus; etil y mit moins de raisonnement qued’experience. Il cherchait à rassem-bler des faits avec une activité infati-gable. Les ennemis de l’inocuiationavaient trouvé plus commode d’eminventer de faux : il fallait les détruire ;et ce n’est pas ce qui ale moins coûtéà M. de la Condamine , ni peut-êtrece q\ii a le moins servi à sa cause. Sonpremier mémoire est de l’année 1764;et c’est en 1 j 5 ô que M. Tenon, decette accadémie, eut le courage defaire, en France, les premières ino-culations, Il n’en fallait plus pour s’ysoumettre; mais il en fallait encorepour les tenter : il fallait en outrede ce courage d’esprit qui brave les'erreurs de la multitude, qui fait quefon règle sa conduite sur sa propreraison, et non sur l’opinion que lesautres hommes formeront d’aprèsl’événemerÿt.