DE M. DE LA C 0 NDAM 1 NE. 291
L’inoculation, toujours combattue,faisait toujours des progrès. On es-saya d’effrayer Je gouvernement ; onosa même invoquer Je nom de la re-ligion ; enfin, à force de cris et defaits, ou exagérés ou faux, on obtintdu parlement un arrêt qui, dans laVue sans doute très-sage de prévenirles épidémies que l’usage imprudentde l’inocuiation pouvait multiplierdans les villes, mit des entraves à laliberté d’inoculer. Mais cet arrêt, enrendant l’inoculation impraticable ,excepté aux riches, privait de'seèavantages le plus grand nombre descitoyens. La faculté de médecine, etmême la faculté de théologie, furentconsultées. Celle de théologie répon-dit prudemment, que tout ce qui étaitsalutaire aux hommes, était agréableà Dieu , et qu’il n’appartenait qu’auxmédecins de juger de l’utilité des re-mèdes. La faculté de médecine donnadeux rapports contraires, et chacun*ut signé par un égal nombre de mé*