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ment dangereux pour leur repos etpour leur liberté, d’être abandonnéespar la Grande-Bretagne, ou défen-dues par ses soldats. Franklin , qui,depuis 17.36, était secrétaire de l’as-semblée de Pensylvanie, jugea qu’ilfallait profiter d’un moment de guerretoù l’Angleterre était intéressée à per-mettre aux Pensyl vaniens de prendre,pour la défense de leur territoire, cesarmes qui deviendraient un jour né-cessaires contre elle-même pour lemaintien de leurs droits ; et, en 1744,il forma le plan d’une milice natio-nale. Le peuple l’accepta. Dix millehommes furent armés ; Philadelphieseule en fournit mille. On offrit àFranklin de les commander : il re-fusa, et servit, comme soldat, sousM. Laurence, que lui-même avaitproposé pour général. Il fallait bâtirdes forts, et on manquait d’argent :il y pourvut par une loterie, dont ildonna le projet.
Le succès de ces mesures éprou-