DE FRANKLIN. 2 3
Vait une difficulté singulière. Lesquakers sont en grand nombre dansla Pensjlvanie ; et, dans la puretédes principes de leur secte, ils re-gardent comme un péché de con-tribuer , même de leur argent , àune guerre défensive. L’effet natureld’une morale exagérée, adoptée parenthousiasme , est de mettre sessectateurs dans la nécessité d’envioler les préceptes, ou d’y sacrifierles conseils de la raison, et les sen-timents de la morale naturelle. Alorsils cherchent à éluder leurs propreslois, ils en dissimulent la violationpar des distinctions subtiles, par d’a-droites équivoques. Par là ils évitentde soulever contr’eux les fanatiquesou les hypocrites de leur secte, etils ne blessent point le peuple qui,dans toutes les religions, n’attachesa morale qu’aux mots consacrés (i).
(i) C’est ainsi que les quakers , sollicitasd’accorder une somme d’argent, dont enavait besoin pour acheter de la poudre,
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