DE FRANKLIN. Sç)
sûrement la conservation dé quelquesabus.
Mais c’était dans l’ancien mondeque les Américains devaient trouverun appui. Les dispositions de l’Eu-rope leur étaient Favorables. La dé-couverte de l’imprimerie avait éta-bli une communication rapide entredes nations où le latin était la languecommune de tous les hommes ins-truits. Elles avaient cessé d’être étran-gères l’une à l’autre , et tous leshommes qui savaient lire étaient de-venus compatriotes. Pendant long-temps des disputes religieuses furentpresque le seul fruit de cette réunion ;mais lorsque, par le progrès des lu-mières , une véritable science eutremplacé les systèmes, et qu’une phi-losophie fondée sur la nature et surl’observation eut succédé aux préju-gés des écoles , les hommes éclairésde tous les pays commencèrent à neformer qu’un seul corps, dirigé parles mêmes principes, et marchant