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klin fut envoyé pour traiter avec lesCanadiens. Les Américains avaientfait, devant Quebec , irne tentativeinutile ; et ces hostilités , en rappe-lant le souvenir de l’ancienne animo-sité, ne pouvaient qu’éloigner un rap-prochement également utile aux deuxnations. L’intérêt des citoyens lesplus accrédités dans le Canada , yopposait d’autres obstacles. Les An-glais avaient laissé aux habitants leurreligion et leurs lois. Ce qui restaitde noblesse française craignait de s’u-nir à des nations où la proscriptionabsolue des prérogatives héréditairesétait regardée, avec raison, commel’égide de la liberté. Le clergé ro-main aima mieux être toléré, maisprotégé par le gouvernement an-glais, que de voir s’établir une libertéd’opinions toujours si effrayante pourdes hommes accoutumés à dominerles esprits. Franklin ne réussit point,et le Canada resta fidèle au pays dontle gouvernement faisait espérer plus