DE r R A NK L J N. 6ï
l'Amérique pouvait partout comptersur des amis zélés et fidèles , faiblesflans chaque pays , le plus souventsans pouvoir apparent, mais forts parleur noble concert, et puissants surl’opinion par l’autorité de la raisonet des talents. Les circonstances poli-tiques ajoutaient encore aux espé-rances des Américains. La France etl’Espagne n’avaient pu oublier lahauteur avec laquelle ['Angleterreavait abusé de ses dernières vic-toires. Gibraltar et l’inutile commis-saire de Dunkerque , que l'orgueilseul avait conservés, étaient un éter-nel aliment de haine.
Depuis longtemps la Hollandevoyaitavecune douleur impuissante,les Anglais vendre leur protection àl’ennemi de sa liberté , pour qu’il fa-cilitât les moyens d'opprimer son com-merce. Se croyant inaccessibles dansleur.île, et fiers de çet empire de lamer qu’ils croyaient éternel, ils s’ea