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ELOGE
étaient rendus les tyrans, et il n’exis-tait aucune puissance de l’Europequ’ils n’eussent ou vexée dans soncommerce, ou offensée par des hau-teurs. On devait prévoir que les unessaisiraient l’occasion d’abaisser lapuissance anglaise , et que les autresse contenteraient d’applaudir en se-cret àses pertes. Cependant, la F ranceobérée, gouvernée par des ministresfaibles, retenue par le souvenir deses derniers désastres, pouvait crain-dre de voir altérer la paix nécessairea son rétablissementJL’Espagne, quipossède dans l’Amérique méridionaleun empire plus vaste , plus riche ,plus heureusement situé que les co-lonies anglaises , pouvait redouterpour elle-même l’exemple contagieuxde l’indépendance. Le parti de l’An-gleterre dominait encore en Hol-lande , et les Américains n’avaientfait que d’inutiles tentatives, Pa-yaient recueilli que des veux incer-