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Tome V.
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guerre, annoncerait que l’Amériqueétait libre. Ï1 le vit arriver enfin , etsigna d’une main tranquille le salutet la:.gloire de son pays', comme ilen avait contemplé d’un œil ferme lesdangers et les revers. Ce calme n’étaitpasdel’indifférence; c’étaitlerésultatd’une conviction profonde que l’in-dépendance américaine pouvait êtreachetée plus ou moins cher, recon-nue quelques années plus tard, maisqu’elle ne pouvait être en danger ; c’é-tait la supériorité de raison d’unhomme qui savait que le monde moralest assujetti, comme le monde physi-que , à des lois certaines, et qui voyaitd’avance, dans ces lois immuables,le triomphe de sa patrie. C’était sur-tout l’absence si rare de toute considé-ration personnelle ; car ce sont ellesdont l’influence corruptrice souillesi souvent l’amour de la liberté parces inquiétudes, ces craintes, ces fu-reurs qui le dégradent en le rendanttrop semblable aux viles passions de