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Tome V.
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différent que la guerre fût conformeou contraire au vœu national, et lesFrançais étaient déjà dignes que leursministres suivissent la politique adop-tée chez les nations libres, et quepour ordonner la guerre, ils atten-dissent qu’elle fût sollicitée par lavoix du peuple.

Comme négociateur, Franklin ob-servait beaucoup et agissait peu,

11 laissait les ministres des puis-sances alliées décider sur la manièred’attaquer l’Angleterre et de secourirl’Amérique , dans la crainte qu’uumauvais succès imputé à ses conseilsou à ses demandes, ne refroidît leurintérêt. C’était à maintenir en Francel’idée de la constance et des res-sources des Américains , à soutenircet enthousiasme qui avait été sonouvrage , qu’il employait tous sessoins : tandis qu’observant les mou-vements de l’opinion publique en An-gleterre , il épiait l’instant où la chûtedu ministère , qui avait voulu la