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Les guerriers qui avaient verséleur sang pour l’indépendance assu-rée par sa courageuse sagesse, s’ho-noraient de lui montrer leurs glo-rieuses blessures ; il était entouré devieillardsqui avaient demandé au cielde vivre assez pour le revoir en-core , et d’une génération nouvellequi s’empressait de connaître les traitsdu grand homme dont les talents, lesservices, les vertus avaient excitédans leur cœur les premiers élans del’enthousiasme. Il s’avançait dans ceport, désormais ouvert à toutes lesnations ; il revoyait dans un état desplendeur cette maison d’instructionpublique, et cet hôpital, dont l’éta-blissement avait été un de ses pre-miers services, dont les accroisse-ments étaient dus à sa sage pré-voyance, et dont le succès remplis-sait ses vœux les plus chers, le soula-gement de l’humanité souffrante et
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les progrès de la raison. Il portait sesregards sur ces campagnes riantes,