DE FRANKLIN.
séparation éternelle. Mais Franklinne fit que toucher les côtes d’Angle-terre , et il eut la générosité d’épar-gner à ses ennemis humiliés le spec-tacle de sa gloire. S’il regardait lesFrançais comme ses amis, les An-
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glais étaient pour lui des parents donton aime à oublier les torts, et à l’é-gard desquels on doit respecter en-core les liens de la nature, quandmême leur injustice les a rompus.
Son entrée à Philadelphie fut untriomphe, et il n’avait point besoinqu’un esclave l’avertît qu’il n’étaitqu’un homme, car rien dans ce triom-phe n’appartenait à la fortune.
Tousles corps de l’état, tous les ci-toyens de la ville, les habitants de lacampagne , rassemblés au bruit del’arrivée de son vaisseau , allèrent àsa rencontre; il marchait au milieudes bénédictions d’un peuple libre,en qui un intervalle de plusieurs an-nées n’avait pas affaibli le sentimentde ses services.
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