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trouvait plus prudent d’attaquer d’a-bord les erreurs qui en sont la source^Il avait, en politique comme en mo-rale , cette sorte d’indulgence quiexige peu, parce qu’elle espère beau-coup , et qui pardonne au présent enfaveur de l’avenir; il proposait tou-jours les mesures les plus propres àconserver la paix, parce qu’elle nolivre ni le bonheur des hommes auxhasards des événements , ni la véritéaux intérêts de parti. Il préférait lebien qu’on obtient de la raison à ce-lui qu’on attend de l’enthousiasme,parce qu’il se fait mieux, arrive plussûrement et dure plus longtemps.
Il craignait pour la liberté, commepour la prospérité des sociétés, cesopinions exagérées, sous lesquellesdes esprits superficiels ou vains ca-chent la nullité de leurs principesou la perversité de leurs projets. Ildétestait surtout ce machiavélismecoupable, qui 11e rougit point d’em-ployer pour la liberté des moyens