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Tome V.
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ELOGE

l'éprouvés par la justice, et qui necraint pas d’en avilir et d’en com-promettre la cause en la confiant àdes talents que le vice a déshonorés.Celui, disait-il, qui se permet le cri-me , pour devenir libre , le commet-trait sans remords pour se rendremaître; et l’homme qui a souillé savie par des perfidies ou par des bas-sesses, incapable d’aimer la liberté,ne la sert que pour la trahir.

En un mot, sa politique était celled’un homme qui croit au pouvoir dela raison et à la réalité de la vertu ,et qui avait voulu se rendre l’insti-tuteur de ses concitoyens avant d’êtreappelé à en devenir le législateur.

Sa mort fut un jour de deuil pourles amis de la liberté dans les deuxmondes. Aucun peuple ne voyait unétranger dans celui dont les travaux,l’influence ou l’exemple avaient étéutiles à tous les hommes. Ses com-patriotes se rappelaient ses heureuxefforts pour les former à l’habitude de