DE FOUGEROUX. 119
sant que le riche eût besoin du pau-vre , elles ont porté la coignée auxracines des abus oppresseurs de l’hu-manité ; mais ceux qui ont donnél’exemple de ces vertus bienfaisantes ,lorsque l’intérêt personnel ne les com-mandait point ; ceux qui se sont oc-cupés de l’instruction et des besoinsdu peuple , lorsque le peuple n’avaitencore à donner que de naïves etdouces bénédictions ; ceux qui ont sa-crifié à ces pures jouissances les pré-jugés de l’orgueiI, ont quelques droitsà notre reconnaissance, et l’on doitleur savoir gré d’avoir montré, sousun régime corrupteur et tyrannique,les mœurs et les vertus de la liberté.
Duhamel avait eu son frère pourami, pour compagnon d’étude, et,par un hasard singulier , Fougerouxeut le même bonheur ; de Blavau futpour lui ce que Denainvilliers avaitété pour Duhamel. Un même goûtpour l’étude et pour les mêmes genresd’études, une conformité plus grande