DK FOURCROY. l3g
î’onrcroy s’instruisait, sous des maî-tres habiles, à se rendre utile à sonPays,, par ses travaux et ses lumières,Al.Ue Le Maistre apprenait auprèsd’une mère pieuse et charitable, à se-courir, à consoler, à soigner l'hu-manité souffrante. Chaque année lesVacances réunissaient les deux jeunesamis, et leurs âmes s’entendaient,se répondaient comme s’ils ne s’é-taient point quittés. A l’âge où l’onéprouve le besoin d’un sentiment plusvif!, l’amitié tendre qui les unissait,ne pouvait laisser à leurs cœurs laCherté d’un autre choix. Tous deuxsans fortune, contents de s’aimer tou-jours et se voir quelquefois, atten-dirent le moment où la raison leurpermettrait de s’unir. Sûrs , chacundesoi-même, commeils l’étaient l’unde P autre, quatorze ans se passèrentsans inquiétude, sans autre chagrincp ie celui de l’absence. Après leurmariage, le bonheur n’affaiblit pasleur passion, comme le sacrifice qu’ils