Band 
Tome V.
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ELOGE

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il était entré au service dans un mo-ment où la mémoire récente de sestalents, de ses vertus excitait l’enthou-siasme , où son nom était cité parmiceux dont les actions avaient honoréun siècle de gloire, tandis que sesmœurs et son patriotisme en accu-saient la corruption et la basse ser-vitude. Cependant, ni l’esprit de corpsni son admiration pour un grandhomme ne purent le rendre injuste ;l’académie a souvent été témoin deces discussions, et elle a vu, sans sur-prise , Fourcroy n’y paraître quecomme un ami de la vérité.

Une vie si occupée était consoléeet embellie par un sentiment qui,né dans ses premières années , nes’étaignit qu’avec lui. La fille de M.Le Maistre, ami de son père, commelui avocat célèbre, habitant la maisonvoisine de la sienne, fut la compagnedes jeux de son enfance, et, dès cemoment, il l’avait choisie pour êtrecelle de toute sa vie. Tandis que