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auprès d’eux. Peut-être n’existe -t-ilaucun autre exemple d’un sentimentS[ui ait duré soixante-dix ans, tou-jours tendre , toujours le premier ,l’unique même , ( car celui qu’ilsavaient pour une fille digne d’eux,s e confondait avec lui ) d’un senti-Uieilt qui, depuis l’enfance jusqu’àla vieillesse, ait accompagné tous lesâges, sans s’affaiblir, sans être jamaisni altéré par le moindre nuage, nitroublé par un seul instant de refroi-dissement ou de négligence.
Les longs travaux de Fourcroyavaient épuisé ses forces ; il crai-gnait pour une santé qui lui étaitplus chère que la sienne, et il desira dequitter une place qu’il ne pouvait con-server qu’aux dépens de sa vie, ete n renonçant à des soins qui en étaientde venus à la fois le tourment et laconsolation ; mais il voulut que lest'estes en fussent encore utiles à sapatrie , et il souscrivit avec ardeurà la condition qui lui fut imposée de