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Tome V.
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144 ÉLOGE DE FOURCROY.

qu’à s’honorer d’une richesse acquiseaux dépens du pauvre, comme d’undroit de sa naissance ou d’une preuvede son crédit.

'Fourcroy ne se repentit point dece désintéressement qui ne lui per-mettait pas d’assurer le sort de safemme. II croyait que cinquante-quatre ans , consacrés à son pays ,donneraient à la compagne de sa vie,des droits à la reconnaissance pu-blique , et c’était précisément parceque le règne de la justice avait rem-placé celui de la laveur, qu’il .vit sansinquiétude approcher ses derniersmoments, se reposant d’un intérêtsi cher sur une nation qui était géné-reuse avant d’être libre, et dont laliberté , en lui donnant de nouvellesvertus , devait augmenter la con-fiance de ceux qui, comme Fourcroy,lui demandaient le prix d’un sangplus d’une fois répandu pour elle, etd’une vie "sans tache , qui lui avaitappartenu toute entière.