ELOGE
DE MICHEL
t»E L’HOPITAL,
CHANCELIER DE FRANCE.
Le citoyen vertueux que tourmentek spectacle des malheurs publics ,s efforce d’échapper au sentiment quiflétrit son ame et qui la déchire : il abesoin de croire que du moins cesbailleurs ne seront pas éternels; etcomment son cœur ne s’ouvrirait-ilPas à cette douce espérance, lorsqueréfléchissant sur la nature humaine,fl voit que pour s’assurer le bonheur,butant du moins que le bonheur peutappartenir à des êtres sensibles et pé-rissables, il suffirait aux hommes dele vouloir, puisque leurs plus grandsMalheurs naissent d’une foule de