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HOPITAL.
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en Allemagne ; déjà l’Angleterre avaitété agitée de troubles et de complots;déjà les bûchers allumés en Flandre,en Espagne, en France , et les mas-sacres des vallées de Piémont avaientexcité dans les novateurs le désirde la vengeance : tout annonçait àl’Europe, et surtout à la France,d’horribles désastres ; les guerres desAlbigeois et celles des Hussites, mon-traient assez à quelles horreurs on de-vait s’attendre, lorsque ce fléau desguerres religieuses, resserré jusqu’a-lors dans un petit espace, viendraitétendre ses fureurs dans de vastescontrées, et que le genre humainserait sans asile.
La paix de l’église paraissait leseul moyen de sauver l’Europe, etl’Hôpital ne pouvait plus se plaindred’être livré à des objets indignes deson génie : mais, arrivé à Bologne ,il vit qu’il était le seul qui daignâts’occuper du repos des peuples etdes intérêts de la religion ; les autres