DE L’HOPITAL. 2 1 3
sieurs papes avaient fait de l’autoritéecclésiastique , le faste et les mœursdes chefs du clergé, le scandale tropfréquent des moines mendiants , lessuperstitions, les vaines expiations quisouillaient alors une religion dont àSon origine le culte etla moraleétaientégalement simples ; tous ces abusexcitaient des murmures et des ré-clamations. Le supplice de ceux quiavaient osé élever la voix , loin d’ef-frayer leurs partisans , n’avait faitqu’exciter leur enthousiasme, animerleur courage, et augmenter le pen-chant naturel qu’ont les âmes fortespour les opinions hardies et dan-gereuses (i).
(i) La religion catholique avait déjàperdu l’Angleterre, la Suède, le Dane-rnarck, une partie de l’Allemagne et delàSuisse. Les cruautés de Philippe II avaientsoulevé contr’elle les Pays-Bas; la Francea vait d’abord paru tranquille.
Les protestants, dispersés et tremblants,semblaient n’être occupés que du soin de