DE L’HOPITAL 2 15
était sans le savoir , >le jouet de deuxActions puissantes , qui cherchaienta nourrir, chacune dans son parti,tin zèle utile à leurs desseins poli-tiques.
les ministres protestants, plus attachés auxintérêts politiques de leur parti qu’aux opi-nions de leur secte, s’expliquaient sur l’eu-charistie et sur le culte des saints avec unemodération qui semblait les rapprocher descatholiques. On vit des hommes, qui cher-chaient à troubler la paix, remplir d’imagesles grands chemins et les places publiques;°n arrêtait les protestants, on les forçaitde rendre un culte à ces images, on mal-traitait ceux qui s’y refusaient. Ulcérés deCes violences, le culte rendu aux imagesleur parut une lâcheté ; déjà ils traitaientd’idolàtriê ce qu’ils n’avaient d’abord re-gardé que comme une innovation dange-reuse faite dans le culte ; et il était aisé dePrévoir qu’ils finiraient par briser ce qu’ilsOsaient nommer des idoles, et qu’il n’y au-rait plus de réconciliation à espérer entredes hommes qui se regardaient récipro-quement comme des idolâtres ou commedes sacrilèges.