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temps pour les tromper ou pour lescorrompre. Le chancelier espéra defaire tourner au profit de la nationcette modération que le premier mi-nistre affectait par politique.
Le cardinal de Lorraine avait pro-mis à l’hypocrite Granvelle, d’in-troduire en France l’inquisition (i).Ilfallait parer ce coup , et sauver , jene dis pas la foule des victimes que cetribunal se fût immolées , mais laFrance entière. La sombre terreurque l’inquisition jette dans toutes lesâmes, la défiance qu’elle sème autourde chaque citoyen, eût détruit toutel’activité de la nation ; l’agriculture ,le commerce, les arts, les lumières,
(1) C’était pour le cardinal de LorraineUn moyen sûr de perdre ses ennemis. Gran-Velle, de son côté, avait moins songé âôter aux Flamands le secours qu’ils espé-raient des protestants français, qu’à exci-ter, dans le sein de la France, des troublesqui pussent empêcher cette puissance deProfiter de ceux de la Flandre.