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Tome V.
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ELOGE

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ce qu’ils craignaient le plus, se flattanten secret qu’ils sauront l’aire servir àleur grandeur les moyens qui sem-blaient devoir amener leur ruine.

Il leur fut aisé de séduire Ca-therine , à qui le parti de la fourberieparaissait toujours le plus glorieux etle plus sûr.

On avait fait tomber le choix desprovinces sur des députés , ou cor-rompus ou faciles à corrompre ; uneprofession de foi était déjà dressée,et quiconque eût refusé de la signer,.devait être traîné au supplice.

Toutes ces mesures étaient inu-tiles, si le roi de Navarre et le princede Condé, devenus plus chers auxFrançais par la persécution , tout-puissants dans la Guyenne et dans lesprovinces voisines, eussent prêté leurappui aux protestants réduits au dé-sespoir. On pouvait séduire ou in-timider le roi de Navarre ; mais ilfallait perdre le prince de Condé, et,pour le pardon, il fallait le tromper.