DE L’HOPITAL. 223
leur consentement pour une assem-blée de seigneurs et de magistrats.
Cette assemblée se tient à Fontai-nebleau. Ces mêmes courtisans, queles Guises avaient vu ramper à leurspieds et flatter leur tyrannie , sontdevenus leurs accusateurs et leu rs ju-ges. Entraînés par le courage deColigny, par l’éloquence vertueusede l’archevêque de Vienne, Marillac,que la douleur des malheurs publicsdevait bientôt conduire au tombeau ,par l’habileté de Montluc , qui, dé-fenseur fidèle du calvinisme qu’ilprofessait au milieu de la cour , avaitsu conserver la confiance et l’estimede ses rois ; tous osent demander d’un eVoix unanime les états généraux etUn concile national : on renvoie auxétats les requêtes par lesquelles lesprotestants demandent la liberté deconscience , et que l’intrépide Co-ligny n’a pas craint de porter publi-quement aux pieds du trône. LesCuises feignent de desirer eux-mêmes