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Tome V.
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ELOGE

le demandent , assez faible pour seprêter au mal , lorsqu’il le croit né-cessaire à sa fortune, peut encore êtreutile , il peut exécuter de grandeschoses , il peut mériter des éloges etmême de la gloire ; mais ces honneursconsacrés à la vertu , ce culte publicque tous les hommes ne doivent qu’àceux qui savent tout sacrifier à leurconscience et au bien de la patrie, ceshonneurs qui seraient souillés s’ilsn’étaient pas rendus à des âmes pures,malheur à l’écrivain qui oserait lesdécerner au coupable habile ou heu-reux , et permettre au méchant decroire qu’il est au pouvoir d'un rhé-teur d’éblouir la postérité par dessophismes , et de lui faire confondreje crime avec la vertu ! L’art d’écriren’est que le plus vil des métiers , s’iln’est pas l’art défaire aimer la véritéet d’inspirer la vertu. Jamais ma voixne flétrira que le méchant ; jamaiselle ne louera que l’homme vertueux.J’ai donc parcouru les fastes de notre