DE l’hôpital. 2 2 9
histoire, les monuments que le temps« respectés, le ramas impur des li-belles enfantés par l’esprit départi;j’ai tout pesé avec le scrupule quepouvait m’inspirer la crainte de l ouerUn homme coupable , et j-’ai été sou-lagé de trouver que dans ce siècle debarbarie , il avait pourtant existé unhomme sur qui la pensée peut s’arrê-ter avec douceur.
J’ai vu que, dans le procès du prineéde Condé, l’Hôpital avait toujours étéSensible à lui-même, toujours supé-rieur à la crainte et même à l’opinion,n’écoutant que la vertu, et lui sacri-fiant jusqu’à la gloire. Il n’eut dans saconduite qu’un seul objet, celui deconserver un héros dont la vie lui pa-raissait nécessaire à l’état, d’épargnerUn crime à son roi, et un opprobre àson pays.
Non-seulement le souverain doit àses sujets des lois justes, mais il leurdoit aussi des juges, dont le choix etles fonctions soient réglés par une loi