Band 
Tome V.
Seite
249
JPEG-Download
 

DE L’HOPITAL. 249

d’audace , il fallait armer une fac-Eon. Dans ces temps malheureux à

leur avait fait entendre la messe dans unUutre village , pour qu’ils n’eussent aucune^ison de vouloir le suivre à Vassi ? Croira-t'On que le due de Guise ait pu faire dire5 érieusement aux protestants de Yassi d’in-tcrrompre leurs prières , parce que leurschants l’empêchaient d’entendre la messedans une église voisine de leur temple ?Croira-t-on que les marchands ou les la-boureurs d’un bourg de Champagne, aienta Uaqué les premiers une troupe de soldatsCommandée par un prince gouverneur deChampagne, et regardé comme un des plusgrands capitaines de l’Europe?

Ce prince , à qui l'on ne peut refuser dela grandeur d’ame et de la générosité, avaitPerdu le droit d’être cru sur sa parole , lors-qu’il avait juré qu’il n’avait aucune part auProcès du prince de Condé.

En vain a-t-on prétendu qu’il protesta ?e n mourant, de son innocence. Dans ceMoment où la nation , lassée de la guerrecivile , en détestait les auteurs , ce désaveu ,s * propre à frapper le peuple , était devenutr op nécessaire à la famille du mourant :et d’ailleurs on aurait peine à reconnaître ,