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Cependant, le chancelier toujours'intrépide, toujours fidèle au roi qu’onentraînait malgré lui, et qu’on ins-truisait à répandre le sang de sessujets, tâchait de rassembler clu moinsquelques débris du naufrage public.Malgré les cris des fanatiques, aux-quels le parlement eut le malheurde se mêler, il n’y eut ni massacreni pillage dans les villes prises par l’ar-mée royale (i). A chaque conquête ,
cipale armée protestante, conduite par des :chefs vertueux, épargnait aux peuples tousles maux qui n’étaient pas inévitables ; etComme Les protestants , quoiqu’égalementégarés par leur zèle, avaient des mœursplus austères , on ne vit point leurs soldatsexercer sur un peuple innocent , livré àleur rage , les raffinements de la cruautéUnis aux horreurs de la débauthe : mélangehorrible , et le seul genre de fureur quiparaisse n’appartenir qu’à l’espece hu-maine.
(r) On trouve dans les mémoires deCo ule des lettres de l’ambassadeur d’Es-Pagne , où il se plaint de la mollesse avec