DE L’HOPITAL. 827
retraite , se rendre ce témoignage sihonorable et si doux : Tout ce quidans mon temps a été fait pour lebonheur du peuple , a été mon ou-vrage.
L 1 Hôpital dans ïa retraite.
Ce n’est que dans la disgrâce etdans la retraite qu’on peut jugerl’homme d’état. Tant qu’il est enplace , obligé, s’il est coupable , detnasquer d’un voile hypocrite ses dé-prédations , et (le couvrir d’un mo-tif honnête des lois qui préparent lemalheur publie ; forcé, s’il est ver-tueux , de dérober aux ennemis dupeuple les sages motifs de ses opé-rations , et de cacher comme un crimel’étendue de ses projets bienfaisants;célébré r s’il veut le mal, par la fouledes hommes corrompus, et presquedispensé de tenir à ses gages desorateurs et des poètes; ayant, s’ilveut faire le bien, autant d’ennemis