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il n’a pas même besoin de sentir quetôt ou tard le mépris public doit leVenger.
Une seule douleur peut le trou-bler , celle d’être témoin du mal-heur de sa patrie; mais il sait encorel’adoucir en préparant de loin, parSes travaux , le bonheur des racesfutures.
Tel fut clans sa retraite le chan-celier de l’Hôpital. La poésie qui de-puis sa jeunesse avait été pour luiun délassement dans le tumulte desaffaires, devint l’amusement de savieillesse. Ses ouvrages en vers necontiennent que des épîtres : on ychercherait en vain une poésie har-monieuse ou brillante; mais on ytrouve partout un goût simple et pur,formé par l’étude de l’antiquité, unephilosophie élevée et'consolante , lahaine de l’oppression et du fanatisme,l’amour des lettres et du repos; il n’yparle des grandes places que commede grands devoirs à remplir, et de