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PASCAL. 3 9 3
Le projet était excellent. On en char-gea Pascal, et ses premières lettres-eurent un succès qu’on n’aurait puespérer de l’espèce de matière qu’ilétait obligé de traiter. Cependant,ces lettres ne produisirent aucun ef-fet. Arnaud fut condamné, malgréla voix publique, par des moines doc-teurs, dont les jésuites avaient rem-pli la Sorbonne, soit que cette voixn’eût pas eu le temps de se faire en-tendre , soit qu’elle ait moins deforce sur les moines que sur les au-tres hommes. Pascal crut alors devoirconsacrer quelques lettres à la ven-geance d’Arnaud ; mais il connaissaittrop le monde pour croire que l’apolo-gie d’un innocent pût intéresser long-temps ; il savait que la sensibilité deshommes se lasse plus tôt que leur ma-lignité ; et la morale des jésuites lui' parut propre à servir d’aliment àcette malignité.
Les rapports des hommes entr’euxsont devenus si compliqués, que sou-
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