E L O G E
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vent il se présente des circonstancesoù la voix de la conscience ne suffitplus pour les guider où leur devoirsemble se contredire. Dès - lors,l’homme ignorant et faible , crai-gnant à-Ia-fois Dieu et les remords,voulant être honnête, sans pourtantqu’il lui coûte de trop grands sacri-fices, a besoin de guides qui puissentlui montrer ses devoirs et en fixerles limites.
Les scolastiques portèrent dansl’examen de- ces actions douteusestoute la subtilité de leur philosophie.Au lieu de soutenircettebelle maximede Zoroastre, dans le doute } abs-tiens-toi, ( i ) , ils- prenaient plaisir,pour faire-briller la finesse de leurdialectique , à corqbiner dés actionsqui eussent toutes les apparences, du
(i) J’ajouterais .volontiers à cette maxi-me : Si tu as quelqu’intérêt à agir, mais situ n’en as point , agis , de peur que ia pa-resse ou l’indifférence pour le bpéî! ne soientla cause secrète de ton doute.