DE PASCAL. 397
livrer à tous les raffinements de ladébauche, sans manquer au préceptede la chasteté , qu’ils étaient encoreplusridiculesque dangereux. Le corpsentier des jésuites n’avait point en-seigné toutes ces sottises , mais cha-que particulier en avait adopté quel-ques - unes ; heureusement pour leprojet de Pascal, que, selon la plu-part de ses casuistes, une action queplusieurs docteurs graves regardaientcomme indifférente, pouvait être sui-vie dans la pratique : de là, Pascal enconclut que tous étant des docteursgraves , il n’y avait pas une seule ac-tion justifiée par deux casuistes, qui,selon tous les autres, ne dût être re-gardée comme permise.
Cette maxime générale devenaitpar là un vaste champ pour le ridi-cule ; et, en présentant cette opinion,comme un système adopté par la so-ciété des jésuites, il était aisé de lafaire passer pour le résultat d’un pro-jet formé de corrompre le genre hu-