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main. Ce probabilisme qui a causétant de disputes , contre lequel ons’est élevé avec tant de force, et dontil était si facile d’abuser, devait peut-être son origine à cette observationtrès-simple et très-vraie : on ne dis-pute sur la légitimité des actions,que lorsqu’elles sont presqu’indiffé-rentes. Ainsi, en permettant ces ac-tions, on tendait moins à détruire lamorale qu’à guérir des scrupules ,qui, à la vérité, ne produisent pas descrimes, mais qui empêchent d’agiret de vivre. Au reste, quand le pro-babilisme (i) n’aurait pas été dange-
(i) Cette remarque me paraît juste: sil’on pouvait faire qu’il n’y eût pas de mé-chants , la morale qui empêche de faire lemal serait suffisante; mais puisque l’on nepeut empêcher qu’il n’y ait des méchants»il faut que les bons agissent ; et toute mo-rale qui tend a les faire rester dans l’inac-tion, devient dangereuse pour la société.Voilà pourquoi une morale austère, mi-nutieuse, qui ,.çn détruisant les passions»détruit l’activité, me paraît mauvaise.