DE PASCAL. 401
ont cherché un prétexte pour justi-fier le mal qu’ils voulaient faire auxjésuites. Lorsque les Provinciales pa-rurent , Descartes était le seul qui eûtécrit en français, d’un style à-la-foisnaturel et noble. Pascal joignit aumême mérite celui de la finesse etd’une correction, dont il a été Je pre-mier, et pendant longtemps l’uniquemodèle. Ce qui est encore plus éton-nant, c’est que dans un ouvrage deplaisanterie, sur les matière^ théolo-giques , il n’y ait peut-être pas unseul mot de mauvais goût, exceptéle titre , Lettres à un Provincial.Mais ce titre est l’ouvrage de l’im-primeur , et Pascal a eu soin d’enavertir (1).
(1) Dans les pensées manuscrites ontrouve ce passage: « Nu] ne dit courtisan* que ceux qui ne le sont pas.. .. pédant," qu’un pédant: provincial, qu’un provin-" cia] ; et je gagerais que c’est l’imprimeur" qui l’a mis au titre des Lettres au Pro-“ vincial.