DE PASCAL. 410
Pascal n’a considéré qu’un seul casdu calcul des probabilités ; c’est celuioù l’on propose de partager en unjeu donné, lorsque les joueurs veu-lent cesser de jouer ; et que la pro-babilité de gagner n’est point égaleentre eux.
Les principes que Pascal a em-ployés, reviennent à ceux de Huy-ghens, qui s’occupait de ce calcul àpeu près dans le même temps, et ilme semble que Pascal les appuie surdes fondements encore moins solides.
S’il était question de donner icil’histoire de ce calcul, je ferais ob-server que ces principes ne sont pasincontestables ; qu’ils supposent uneégalité parfaite entre deux cas es-sentiellement différents ; celui d’unhomme qui est sûr de gagner uneSomme, et celui d’un autre hommequi n*a qu’une petite probabilité dégagner une somme beaucoup plusforte ; que, à la vérité, la différenceentre l’état de ces deux hommes