DE PASCAL. 417
aisé de prendre pour une plaisante-rie ; mais il est plus étrange encoreque ses éditeurs aient pu le croire sé-rieux. Les jésuites même, qui avaientcommencé par en parler commed’une dérision impie , finirent par laproposer aux incrédules, comme uneraison sans réplique. Un des secta-teurs, du parti de Pascal, mais quin’était pas un Pascal, a fait à cetteoccasion un ouvrage curieux. Il ysoutient qu’il y a des démonstrationsd’un autre ordre que celles de la géo-métrie , et plus certaines encore ;fauteur prétend, par exemple, qu’ilest plus sûr de l’existence de la villede Rome, que de celte vérité : deuxet deux font quatre.
Pascal, tourmenté par une longuemsomnie, se permit d’abréger l’en-nui de ses veilles, en méditant sur lathéorie des eycloïdes. C’est l’excuseque sa sœur donne à cette violationdu vœu qu’il avait fait de renoncer3ux occupations profanes. Baillée