Band 
Tome V.
Seite
426
JPEG-Download
 

K L O G E

4 26

de les employer dans le sens vulgaire.Mais il est temps de venir à ce qui amérité à Pascal le nom de philosophe,et augmenté encore la réputation del’écrivain des Provinciales , je veuxdire à ses Pensées sur l’homme.

Pascal croyait que les preuves del’existence de Dieu, tirées des consi-dérations métaphysiques, ne donnentde l’Etre suprême qu’une connais-sance inutile à la morale. Il crovaitque les preuves que l’on déduit del’ordre du monde, quelqu’imposantesqu’elles soient par elles-mêmes, qqfcl*que force qu’elles aient sur les bonsesprits, ne sont pas suffisantes contredes athées endurcis, qui peuvent yopposer avec quelque avantage et ledésordre apparent du monde, et cesphénomènes, dont l’ordre ou le dé-sordre nous échappe, et dont le nom-bre est immense, eu égard au petitnombre d’objets dans lesquels l’ordrea pu nous frapper. Pascal ne se flat-tait pas de pouvoir résoudre ces dif-