ELOGE
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* Ainsi, Pascal, convaincu que lesvérités morales ne germent que dansune terre bien préparée , crut qu’ilfallait n’offrir qu’à l’homme effrayéde sa faiblesse et tourmenté des ter-reurs de l’avenir, ces preuves de lavérité du christianisme ; selon lui,des esprits plus calmes n’en seraientfrappés que trop faiblement ; peut-être même ils négligeraient, ou dé-daigneraient de les examiner (i).
donc, clans toutes les autres sciences, ilrestera toujours un fondement au doute;donc on ne peut j’amais être sûr de con-vaincre, toutes les fois que le doute favo-risera nos passions , nos erreurs, ou seule-ment notre paresse. Voilà pourquoi ceuxqui veulent influer sur les opinions deshommes , sur la morale, la politique, etc.doivent imiter Pascal, Montesquieu, Vol-taire , et disposer ceux à qui ils présententla vérité, à se passionner pour elle. Il fautséduire les hommes, pour les rendre rai-sonnables.
(i) Ceux qui aiment la religion doiventbien regretter que Pascal n’ait pas rempli