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arrivait d’Italie , où il avait, dit-on, fait beaucoup d’é-tudes d’après les temples. On doit naturellement suppo-ser cpie chacun de ces architectes voulut y mettre dusien, et dès-lors on ne sera pas surpris de trouver dansle style et dans les ornements des diverses parties quel-ques d iscordances, suites inévitables de ce changementde direction. Cependant le monument est en généralexécuté avec beaucoup de précision et de soin, lacour est d’une bonne proportion, le portail, élevésur un perron , est assez gracieux, plusieurs de sesparties sont bien ajustées et d’un beau style; la sculp-ture de l’intérieur est très délicate et très achevée( elle est des frères Angùier ). Par-tout on a déployéla plus grande magnificence, et rien n’est épargné;pavement de marbre , peintures, dorures, riches ac-cessoires de toute espèce y brillent de l’éclat des ma-tières et du fini d’une belle exécution.
Le baldaquin du maître-autel, décoré de six co-lonnes torses en marbre revêtu de bronze, est dudessin de Gabriel le Duc, et fait à l’imitation de ce-lui de Saint-Pierre de Ilome, ce qui fut ensuite ré-pété dans toutes les églises où l’on voulut déployerune grande richesse de décoration.
La peinture du dôme, exécutée à fresque en treizemois par Pierre Mignard , qui, depuis , fut premierpeintre du roi, contient plus de deux cents figures,de proportion colossale, et représente la gloire dessaints dans le ciel. Molière a célébré par un poèmecette belle peinture. Toutes les inscriptions ont étéplacées sous la direction de Quenel, intendant pour