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IIO DESCRIPTION
Pour remédier efficacement au mal que l’on venaitde reconnaître, et que d’habiles constructeurs avaientannoncé depuis long-temps, entre autres M. Patte,par des mémoires critiques très multipliés et très ré-pandus , il fallut en bien rechercher les causes, et l’onen trouva plusieurs qui avaient concouru ensemble àces accidents.
i° Le peu d’empâtement que présentaient les mas-sifs des quatre piliers du dôme aux parties supérieurestrop étendues en superficie.
2 ° Le procédé vicieux adopté pour la pose despierres dont ces piliers sont formés.
i° L’ébranlement causé à la masse entière de l’édi-fice pendant le ragrément de toutes les parties de l’in-térieur, pour lequel on avait employé jusqu’à deuxcents ouvriers à-la-fois, ce qui avait pu imprimer unesorte de mouvement et d’accélération de chute à cettemasse suspendue sur des points d’appui trop légers,et vicieux dans le mode de leur construction (i).
4° On pourrait ajouter à ces trois causes la qualitéaigre et cassante de la pierre employée à la construc-tion de ces piliers, qui, bien que très dure, se fendet s’écrase ensuite facilement sous la charge.
(i) On a trouvé,par des calculs exacts, que la chargedu dômesur chacun de ces piliers était de 7,4<Î9 ,<j8o liv., et leur super-ficie de iîi pieds, en sorte que chaque pied superficiel, qui nedevrait être chargé que de 56,870 liv. si toute la surface eutporté , s’est trouvé, par le démaigrissement des pierres, porterau droit des parements 56 8,700 liv., et beaucoup plus au droitdes cales.