Band 
Tome premier.
Seite
115
JPEG-Download
 

DE PARIS .

115

pect des colonnes isolées d’un grand diamètre dans leporche noble et majestueux de son édifice ;plaignons-le de n’avoir pas suivi les justes proportions de l’anti-que qu’il voulait faire revivre. Mais disons, pour sa jus-tification, que l’art n’était pas alors aussi avancé danscette étude; on avait encore cette fausse idée que l’ondevait perfectionner avec goût ces rigides proportionset ajouter de la grâce à ces formes sévères ; une pré-somption mal entendue ne les plaçait point au premierrang qui leur est dû ; on n’avait point moulé ces beauxornements dont la collection choisie brille dans nosmusées, et l’on pensait qu’il suffisait d’un dessin ou del’œuvre de Desgodets pour recréer à l’instant cesbeaux détails des monuments de l’ancienne Rome ;ceux de la Grèce n’étaient connus que de nom : sanstons ces éléments nécessaires, il était impossible peut-être de faire mieux, et c’est des progrès de l’art quel’on doit attendre ce que nous sentirions exiger ici deslumières de l’artiste au temps où il bâtissait.

Dans le projet deSoufflot, un lanternon à jourdevait couronner le sommet du dôme; le changementde destination du monument fit qu’on y substitua unacrotère de forme circulaire couronné d’une calottequi devait servir de base à une statue de la Renom-mée , de i5 pieds de hauteur.

M. Dejoux , statuaire, membre de l’institut deFrance , fut chargé d’eu faire le modèle, qui, exé-cuté en plâtre, se voit dans les ateliers de la ville,au Roule, où elle devait être fondue en bronze.

Ce projet est entièrement abandonné ; l’ancienne