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Tome premier.
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226
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l'égalité, mais qui n’est le plus souvent que de l’bypo*crisie de la part des puissants, habiles à se dédomma-ger de cette contrainte par d’autres voies. Le luxe desbâtiments particuliers fut inconnu aux républiquesgrecques, et dans oe qu’on appelle les beaux temps dela république romaine. Ce fut vers le déclin de celle-ci, que les riches, rompant les barrières élevées contrele luxe par les mœurs et par les lois, se permirentd’habiter des palais qui, selon Pline, insultaient auxdemeures divines.

Les républiques aristocratiques de l’Italie moderne,ont porté au plus haut degré la magnificence des pa-lais. C’est généralement le principe de l’aristocratiequi a dominé dans l’Italie ; et ce principe est très favo-rable au luxe de l'architecture civile. Là où les grandssont exclusivement appelés au gouvernement, l’or-gueil du rang, de la naissance et de la fortune, nepeut plus être comprimé parles lois et par les mœurs.Il tend, au contraire, à se développer, et à se montrer àdécouvert: pareeque, devant frapper les sens de la mul-titude, il faut qu’il se trouve empreint sur tout ce quisaisit les yeux. Dans ces pays on voit réunis, chez lesgrands, te modestie intérieure avec le faste extérieur;et c’est ce qui nous explique le nombre prodigieuxde palais magnifiques dont toutes les villes d’Italie sont ornées. Ils sont dus à la nature de ces mœurs quicommandent la parcimonie au-dedans, et tout l’appa-reil du la richesse au-dehors.

Le gouvernement monarchique est très favorable àl’architecture des palais. Là, le prince dispose des