DE PARTS.
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sommes les pins considérables, et peut les employer àson gré aux dépenses de l’art de bâtir. Dans de grandesmonarchies, le palais du souverain est nécessairementun immense édifice, et, lorsque le bon goût a pu enordonner l’ensemble, cet exemple imposant agit puis-samment sur l'état des arts et de l’architecture. Car,sous ce gouvernement, il règne un esprit d’imitationqui porte à se modeler sur l’exemple du prince. Imiterc’est plaire, et plaire est le plus grand moyen de for-tune. De là cette espèce d’émulation entre les grands»cette ambition de se rapprocher plus ou moins, dansla construction des palais, du goût et de la magnifi-cence que déploie la demeure du souverain.
De proche en proche, cette ambition s’étend auxclasses suivantes, et, comme, dans ces pays, il y a tropde distance entre le prince et les sujets pour que l’en-vie puisse faire redouter un parallèle, l'architecturepeut, sans crainte d’aucune censure, être prodiguéeaux habitations des riches. Il résidte aussi de là, qu’au-cune mesure d’étiquette ne réglant les convenancesdans la disposition et l’ordonnance des palais, ce qu’onappelle le caractère de l’architecture perd beaucoupde sa valeur. Il n’y a plus d’échelle de proportion surlaquelle l’artiste puisse se régler; et cet emploi indis-cret des richesses et des beautés de l’art, dans toutessortes d'habitations, rend son effet moins vif et l’ap-plication de ses ressources moins caractéristique.
Au reste, nul art n’éprouve plus que l’architecturel’influence des mœurs, et nulle part cette influence nese manifeste d’une manière plus évidente que dans la