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Tome premier.
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sans accident. On regarda alors comme un prodigel’élévation de ces masses énormes à une si grande hau-teur. La machine dont on se servit fut imaginée parClaude Perrault, et se trouve gravée dans son Vitruve .

La colonnade du Louvre est imposante par sondéveloppement, mais elle le serait encore davantage,si le pavillon du milieu ne divisait pas mal-à-propos laligne des colonnes, et si ceux des cotés étaient ajus-tés avec plus de goût. On a blâmé, avec raison, cettemasse lourde du pavillon du milieu, qui, placée au-dessus du grand vide de la porte, présente à l’œil unesorte de porte-à-faux désagréable. Sans doute les co-lonnes accouplées sont un défaut, et non une beauté,comme on a prétendu le prouver par des raisonne-ments plus subtils que justes ; mais il faut remarquerque Perrault est le premier qui hasarda, en France ,de détacher les colonnes du nu des murs, dans unegrande construction: peut-être un pareil exemple étoit-il nécessaire pour que l’on osât ensuite, en employantles colonnes isolées, leur faire produire tout l’effetque l’on doit en attendre.

La colonnade fut d’abord destinée à recevoir desfenêtres. On a trouvé les baies toutes construiteset voûtées, et la bâtisse des niches qui les ont rempla-cées formée de cloisons légères. On ne devine pasbien les motifs qui ont engagé Perrault à les suppri-mer : peut-être s’aperçut-il trop tard qu’elles ne cor-respondaient pas à celles de l’intérieur de la cour; oupeut-être a-t-il pensé, qu’en les bouchant, il donneraità son péristyle plus de tranquillité. De nos jours, les