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niches ont été remplacées par des ouvertures, qui ontau moins l’avantage de lier cette façade au monumentdont elle n’était auparavant qu’une inutile décoration.On a aussi rétabli l’unité entre les deux colonnades,par la plate-bande de la porte qu’on a bâtie sous l’ar-cade. Cette heureuse correction a fait disparaître ledéfaut du grand cintre, qui détruisait toute idée decommunication entre l’une et l’autre partie.
On trouve dans ce monument quelques vices deconstruction. Les pierres de toute la façade extérieuredu portique et des péristyles, sont jointes intérieure-ment par des barres et des crampons de fer, qui nefurent point placés assez profondément pour être àl’abri de toute humidité. Ils se sont oxides avec letemps, et ils se détruisent chaque jour de plus enplus. Si un pareil édifice eût été construit par les Grecsou par les Romains, il n’aurait eu à craindre, aprèsmille années d’existence, que la main des barbares.Mais Perrault n’était pas architecte. Disons cependantque, quoique l’envie ait voulu dans le temps lui ravirl’honneur d’avoir été seul l’auteur de ce péristyle, quoi-que des critiques exagérées aient tenté depuis d’enrabaisser le mérite, ce morceau restera toujours commeun des plus beaux produits de l’architecture moderne,et offrira l’aspect du plus magnifique de tous les palais.L’ordre corinthien qui compose cette colonnade estd’une admirable proportion. O11 ne peut se lasserd’y louer la beauté de la modénature, l’élégance et lapureté des détails, le choix et la belle exécution desornements. C’est un ouvrage classique en France .