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DESCRIPTION
des armées françaises , en exécution d’un arrêté du 20mars de la même année qui ordonnait que la premièrepierre d’unsemblable monument serait posée, le mêmejour et au même instant, dans chaque département.Mais, afin de mieux juger de l’effet que produiraitce monument, on eut le bon esprit d’en construire,sur remplacement même qu’il devoit occuper, lemodèle en charpente, recouverte en toile et encarton, de 167 pieds d'élévation ; cet essai suffîtpour faire renoncera l’exécution. Pourquoi, lorsqu’ilest question de bâtir des édifices qui doivent faireépoque dans l'histoire de l’Art, u’imiteroit-on pas unpareil exemple? Que de temps on gagnerait, que dechangements dispendieux on éviterait! Tous les dou-tes seraient levés, toutes les incertitudes et toutes lescontrariétés prévenues, et l’artiste aurait au moinscet avantage inappréciable de recueillir l’opinion pu-blique et de pouvoir sur-tout se juger lui-même avantde léguer un grand ouvrage à la postérité.
Les médailles, les monnaies, les planches gravées,qui ont été déposées dans les fondations de cette co-lonne, n’ont pas été enlevées avec le modèle ; il n’estpas douteux que, lorsqu’on mettra à exécution l’or-donnance du Iloi du io janvier 1816, qui ordonnela réédiftcalion de la statue équestre de Louis XV , onsupprimera ces faux témoignages de l’existence d’unmonument qui n’a point eu son exécution.